• 12ème édition
    LEADERSHIP, GOUVERNANCE ET CULTURE DE PERFORMANCE
    20 & 21 février 2019 à la Cité de la Culture Av. Med V - Tunis
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Newsletter N° 4 / 25-12-2018


1- Quel lien faites-vous entre le leadership, la gouvernance et la culture de performance ?
Dans un premier temps aucun lien direct de cause à effet entre les 3 : le Leadership est une qualité humaine au même titre que le charisme, la créativité ou la timidité. Le terme Gouvernance bien que née au XIII siècle en France dans le milieu maritime et devenu courant dans le milieu des entreprises dans les années 90 en étant un dérivé de l’anglais GOVERNANCE pour définir de nouvelles pratiques managériales ou ce n’est plus un seul homme qui décide de tous sans méthode mais une organisation basée sur des instances de décision et de coordination, des processus formalisés et une méthode de management alignée sur une stratégie d’entreprise décidée par un conseil d’administration.

Aujourd’hui on peut donc dire que la gouvernance est un terme générique qui désigne donc à la fois l’organigramme, (les hommes et les hiérarchies), les instances de pilotage, de coordination et de décision et la méthode de management qui permettra de traduire ces objectifs stratégiques en objectifs opérationnels pilotés et coordonnés. La culture de la performance est un terme qui reste purement marketing  si on ne lui définit pas par un sens. De quelle performance parle-t-on ? Une entreprise low-cost se définira comme performante si elle a des couts réduits et un volume d’affaire important, Twitter se défini comme performant par le nombre de ses abonnées et pourtant Twitter n’a quasiment jamais fait de bénéfice. Facebook est aujourd’hui considéré comme l’entreprise la plus performante du monde avec une valorisation à plus de 1000 Milliards de dollars et pourtant les burnouts de ses salariés ont fait l’une des journaux et elles enchainent les scandales sur la gestion des données personnelles.

La culture de la performance est donc un levier managérial qui vise à sécuriser la réalisation d’un objectif stratégique de l’entreprise (les couts, la rentabilité, le Time To market, la qualité des produits ou l’avance technologique par exemple). Si on doit faire un lien, on peut donc dire que les acteurs de la gouvernance doivent avoir le Leadership nécessaire pour mettre en œuvre les leviers de développement nécessaire à leurs activités comme la culture de la qualité, de l’innovation ou de la performance définie.

2- Quelle posture de leadership promouvoir pour aboutir à une culture de performance ?
Le leadership, un terme emprunté à l'anglais, définit la capacité d'un individu à mener ou conduire d'autres individus ou organisations dans le but d'atteindre des objectifs stratégiques ou opérationnels. On dira alors qu'un leader est quelqu'un qui est capable de guider, d'influencer et d'inspirer. 

Aujourd’hui selon la nature de l’entreprise, sa nationalité ou sa taille, la notion de leadership (ou posture de leadership) varie énormément : dans une petite ou moyenne entreprise celui qui aura le plus de leadership est celui pour saura tout faire ou trouvera une solution à toute situation quel que soit la notion de performance. Dans une multinationale, la posture attendue sera plutôt de celui qui saura convaincre que le respect des procédures et des KPI est la seule voie possible. Les Américains ont de par leurs cultures, le mythe du Héro, on attend du leader qu’il montre l’exemple, se sacrifie, et soit là pour les personnes en difficulté mais aussi qu’il respecte  les lois à la lettre et donc les procédures. Il n’y a pas de place à l’imagination, l’improvisation ou l’exception, le leader anglo-saxon est le gardien de la loi. En Europe de l’Ouest notamment en France le Leader naturel est un rebelle qui se bat pour le bien de tous et donc de l’équipe même s’il doit déroger à quelques règles car il garde en tête l’objectif final.

Dans les pays arabes, le Leader est celui qui a l’autorité et donc la sanction ou la récompense. Ce qui amène par exemple le Forum de Davos à considérer qu’en Tunisie le principal frein au développement de nos jeunes diplômés est le Top Management en place qui bloque l’ascenseur hiérarchique avec évidement une conséquence directe sur la performance générale de nos entreprises.

3- Comment manager et réussir, face aux difficultés actuelles ?
Basiquement je dirais que la première étape serait de poser la question à ses équipes tout simplement !!!!!! Appliquer un schéma qui a déjà fait ses preuves :
- Clarifier les objectifs opérationnels de chacun, les plannings, les délais etc…
- Mettre en place les instances de coordination et de suivi
- Formaliser les processus, les directives, les démarches et méthodes etc..
- Définir, clarifier les outils et les moyens à disposition
- Identifier les actions humaines à entreprendre (formation, communication, discussion, team building, salaires, primes,  situation sociale etc.)
- La mise en place d’un processus Agile d’amélioration continue qui fait le point régulièrement sur les axes d’amélioration semble un bon début de solution pour notre situation.


1- Que faire pour fidéliser les talents pour assurer une bonne performance ?

La motivation est le facteur majeur pour fidéliser les talents et assurer une bonne performance, un personnel motivé engendrera un personnel productif, impliqué et engagé, ça permettra à l’entreprise d’augmenter sa rentabilité, d’atteindre ses objectifs fixés et d’avoir un turnover moins élevé.

La rémunération à elle seule ne suffit pas à motiver un collaborateur au sein de l’entreprise, la motivation se fait par différents moyens comme la communication, la  confiance, la responsabilisation, l’instauration d’une bonne ambiance de travail, des formations continues, challenges et les perspectives de carrière permettant au talent de se projeter dans le futur et d’avoir une vision claire.

2- Comment induire un coaching d’équipe pour réussir son leadership ?

Le leadership définit la capacité d’une personne de guider, inspirer et amener d’autres personnes à atteindre et donner le meilleur d’eux-mêmes. Un coaching sert à développer l’esprit de l’innovation et de créativité, ça permet à chaque manager ou collaborateur à exploiter à bon escient les savoirs, (savoir, savoir-faire et savoir être), et les ressources nécessaires pour assurer une bonne performance.

3- Comment arriver à une bonne gouvernance, en faisant intervenir les partenaires sociaux ?

Une bonne transparence qui va favoriser un climat social sain et de confiance de part et d’autre, la responsabilisation et l’élargissement de la sphère de prise de décision ou de concertation par l’échange permanant, la franchise et la communication.