• 12ème édition
    LEADERSHIP, GOUVERNANCE ET CULTURE DE PERFORMANCE
    20 & 21 février 2019 à la Cité de la Culture Av. Med V - Tunis
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Newsletter N° 1 / 04-12-2018


1- Pourquoi avez-vous pensé au thème : leadership, gouvernance et culture de performance ?
Lors d’une réunion de travail avec le comité d’éthique nous nous sommes posés la question de la meilleure démarche à entreprendre pour répondre aux attentes de la communauté RH et des dirigeants d’entreprises pour progresser et contribuer à relancer la bataille économique dans notre pays.

A force d’innovation, de valorisation et rétention des talents, de créativité et d’imagination, de transparence et partage de bonnes expériences, nous ne pouvons qu’inspirer les autres, se nourrir des bonnes pratiques et réussir et performer ensemble. Ces indicateurs s’imposent aujourd’hui aux entreprises en Tunisie qui doivent se redresser dans un contexte de crise et peuvent être regroupés sous la thématique retenue pour cette 12ème édition.

Le fait de construire et réfléchir ensemble, pour coélaborer des solutions entre les différents acteurs de la vie économique, nous permettra de créer de la valeur, impulser des synergies, privilégier un leadership d’exemplarité, plaider pour une bonne gouvernance et implanter une culture de performance.

Voici pourquoi nous avons pensé à cette thématique et espérons réussir à répondre aux attentes de la communauté RH à l’instar des éditions précédentes.

2- Comment   concevoir un leadership transformationnel ?
A mon humble avis un leadership transformationnel doit tout d’abord générer une volonté de conduire le changement dans une entreprise et de s’y investir totalement pour le provoquer. Souvent ce leadership transformationnel s’impose à un dirigeant d’entreprise dans une période post crise et s’intègre dans un contexte de résilience pour un redémarrage et une reprise rapide.

Sous cet angle, le leadership transformationnel qui consacre un acharnement dans le travail, une assiduité exemplaire, une mobilisation extrême de tous les acteurs de l’entreprise et une culture d’excellence privilégiera l’implication, l’autonomie, l’amélioration, la prise de risque et la responsabilité par des actions et pistes de solutions, un comportement exemplaire et deviendra un leadership libérateur.

Dans ce contexte, le dirigeant résoudra son problème d’égo, lâchera prise et cherchera à créer un environnement de travail propice à la créativité des collaborateurs et donnera des preuves aux salariés qu’il leur fait confiance.

Pour l’exemple je connais quelques chefs d’entreprises qui ont réussi à relever ce défi mais ils restent quand même peu nombreux. J’espère qu’ils se multiplieront à l’avenir pour rester positifs.

3- Comment une mauvaise gouvernance peut impacter un leadership d’entreprise ?
Je commencerai par dire qu’une mauvaise gouvernance est fatale pour un leadership d’entreprise et ne peut que bloquer les rouages d’une entreprise en progrès. En fait, cette mauvaise gouvernance se caractérise, à mon avis, par les erreurs suivantes : un manque de vision claire du dirigeant d’entreprise et un manque de partage avec les collaborateurs, le fait d’omettre de travailler sur l’appropriation d’une culture de performance et changement par les salariés, le fait de ne pas maintenir un taux d’engagement de ses employés, ne pas bien communiquer sur l’utilité du changement, ne pas réussir à s’allier les employés qui peuvent servir de  « locomotives », ne pas être à l’écoute de ses collaborateurs et freiner l’initiative des salariés et leur créativité, laisser des obstacles se créer et ne pas instaurer un bon climat de dialogue social.

Ces erreurs entraineront une démobilisation du capital humain de l’entreprise, affecteront son climat social, sa performance et compétitivité et menaceront sa pérennité. Il est donc important d’insister sur les connections entre la bonne gouvernance et le leadership d’entreprise.

1- Quel lien faites-vous entre le leadership, la gouvernance et la culture de performance ?
C'est un lien intrinsèque aux définitions même de ces trois concepts très liés. Le leadership efficace et la bonne gouvernance entrainent la performance organisationnelle qui sera érigée en culture. Pour alimenter cette dernière, il faut un leadership inspirant et transformationnel entrainant une gouvernance saine et garantissant le bon fonctionnement de l'organisation et son respect des ses valeurs, ses principes, sa stratégie et ses objectifs. 

2- Quelle posture de leadership promouvoir pour aboutir à une culture de performance ? 
Les composantes du leadership facilitant la création d'une culture de performance solide et pérenne sont ceux du leadership transformationnel. Particulièrement dans un contexte en changement permanent  où les performances attendues sont à différents niveaux : économiques, organisationnelles et sociales. 

Aussi, ce leadership doit pouvoir influencer et motiver les équipes, faire évoluer leurs comportements  en les fédérant autour d'une vision ambitieuse de performance et d'efficacité. Cela passe inévitablement par le respect  des valeurs de l'entreprise mais aussi d'une valorisation des équipes en renforçant leurs compétences et en encourageant l'innovation dans les pratiques. L'orientation vers les objectifs d'efficience et d'efficacité (à différents niveaux de l'entreprise) est une condition sine qua none 

Enfin, un leader stratégique inspirant par sa communication et son exemplarité, visionnaire dans son approche et courageux dans la gestion de son management et rigoureux dans l'implémentation de sa stratégie représente  un facteur de réussite de premier ordre pour instaurer cette culture de performance. 

3- Comment manager et réussir, face aux difficultés actuelles ?
Nous sommes en situation de transition économique et sociale. C'est une situation délicate de changement permanent où il faut avoir le courage d'avancer dans l'incertitude, d'assumer ses choix et de naviguer à vue tout en ayant une vision sur l'objectif à atteindre (paradoxalement). Il y a ici une forte obligation de résultats avec des moyens changeants ou limités. Pour y faire face, il faut développer une flexibilité  autant au niveau cognitif qu'au niveau comportemental dans son style de management, (situationnel) en ayant constamment un regard sur le contexte. De plus, développer des compétences relationnelles et émotionnelles représentent un levier de réussite critique pour les managers.

Enfin, une vision et un projet d'entreprise ambitieux, la consolidation des compétences clefs de l'entreprise avec le développement de la résilience, qui favorise l'agilité organisationnelle, ajoutés à l'optimisme et la patience pour aboutir aux objectifs  sont autant de pistes qui peuvent être intéressantes et efficaces pour traverser les difficultés actuelles de notre contexte. Et il ne faut surtout pas oublier une foi inébranlable de réussir et bâtir un avenir prometteur et florissant qui couronne le tout.